Botulisme
Le botulisme est une intoxication alimentaire grave qui peut être fatale au cheval. La toxine botulinique de la bactérie Clostridium Botulinium en est à l’origine.
Les bactéries sont surtout présentes dans la couche supérieure riche en humus des prés et des pâturages. Elles sont propagées par le fumier ou le lisier et arrivent dans l’organisme du cheval par le biais de la nourriture ou de l’eau.
Les bactéries sécrètent leurs toxines sous certaines conditions: dans les cadavres en décomposition, à partir de température de 25°C ainsi que dans un environnement pauvre en oxygène, humide et riche en protéines. Le cheval absorbe les toxines par le biais de la nourriture. Elles atteignent ensuite le système nerveux par les vaisseaux sanguins. La transmission impulsive des nerfs vers les muscles est interrompue.
Les causes du botulisme sont, entre autres, les souris, les rats ou les oiseaux morts dans les bottes de foin ou de paille et les bottes d’ensilage d’herbes souillées avec de l’humus. 50 à 100 grammes de nourriture ensilée infectée suffisent à tuer un cheval! Les premiers symptômes de botulisme apparaissent entre 1 à 15 jours après l’infection.
Signes extérieurs de la maladie
Au début, le cheval est fatigué, son pas est irrégulier, raide et chancelant. Il souffre de tremblement et de faiblesse musculaire.
Puis, apparaissent des problèmes de dysphagie (problèmes de déglutition): la langue, la musculature de mastication, le pharynx et le larynx sont paralysés. Le cheval a un appétit normal, mais ne peut ni mastiquer, ni avaler, la nourriture lui tombe de la bouche et il salive.
Le corps tout entier montre de plus en plus des signes de fatigue et de paralysie. Le cheval est couché et son activité intestinale peut être perturbée. La mort s’ensuit finalement par la paralysie de la musculature respiratoire.
Les chances de guérison dépendent de la quantité de nourriture souillée et du moment où le traitement commence. Si le cheval survit, sa guérison s’étend sur des semaines, voire des mois.
La prévention est importante: ne lui donnez que du fourrage grossier d’une qualité irréprochable. Une vaccination est possible. Parlez-en avec votre vétérinaire.



